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ven.29janv.2016

L’allaitement pourrait sauver 823 000 enfants chaque année

Allaiter ou non son bébé résulte d’un choix personnel qui ne se discute pas. Chaque maman devant composer avec ses convictions, son emploi du temps, sa carrière et sa santé. Cela étant dit,
l’étude scientifique qui vient de tomber risque désormais de peser lourdement dans ce choix : les conclusions chiffrées sont en effet si impressionnantes qu’elles pourraient faire hésiter celles
qui optent pour le biberon. Explications.

L’étude en question (financée par la fondation Bill et Melinda Gates) a été menée par la revue médicale The Lancet qui a récolté
des données dans 164 pays.

Un véritable travail de fourmis qui a rendu aujourd’hui même une conclusion à peine croyable : si l’allaitement était généralisé, il pourrait éviter chaque année la mort de 823 000 enfants de
moins de cinq ans !

C’est impressionnant… mais pas si étonnant.

Au final, cette enquête ne fait que justifier, chiffres à l’appui, les préconisations de l’Observatoire mondial de la santé (OMS) : pour la bonne santé du bébé, l’allaitement doit être sa
source exclusive de nourriture jusqu’à 6 mois et doit le rester partiellement jusqu’à l’âge de deux ans…

Les chiffres donnés par The Lancet sont détaillés et édifiants : un bébé a huit fois moins de risque de mourir avant ses six mois s’il est exclusivement nourri au sein.

Essentiellement parce que ce mode d’alimentation éviterait la moitié des diarrhées et le tiers des infections respiratoires.

Mais ce n’est pas tout, même si les scientifiques en charge de l’étude sont moins formels sur ce point, il semblerait que la tétée prévienne également les risques futurs d’obésité et de
diabète.

Et, ce qui est bon pour l’enfant le serait aussi par la mère.

Toujours selon l’étude publiée par The Lancet, la généralisation de l’allaitement pourrait diminuer de 20 000 le nombre de décès causés chaque année par le cancer du sein chez les
mamans dans le monde (et il protégerait également du cancer de l’ovaire).

Autre information essentielle délivrée par ces recherches : contrairement aux idées reçues, l’allaitement n’est pas bon que pour les pays du tiers monde.

Cesar Victoria, directeur de l’équipe scientifique :

« Notre travail montre clairement que l’allaitement maternel sauve des vies et de l’argent dans tous les pays, riches aussi bien que pauvres. »

Au final, c’est donc surtout aux pays riches que ces conclusions s’imposent car l’allaitement concerne déjà quasiment tous les bébés des pays en développement tandis que, dans les pays plus
riches, il ne concerne plus qu’un enfant sur cinq de moins de douze mois…