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Aurélie, comment était votre vie avant de vous lancer dans l’autonomie ?

Bonjour, bonsoir,

Me voici, me voilà, je sors de ma grotte:)

Les jujus ont dorénavant 6 mois (nous sommes le 03/02/2016), je les allaite toujours, mais ils grandissent et du temps se dégage, enfin…

J’en profite pour me présenter à vous (et je fais un petit clin d’oeil spécial à Sliman)!

Je suis née en Charente-Maritimes, La Rochelle plus exactement, en octobre 1980.

Je suis un gros bébé, j’arrive par césarienne et là, ma pauvre mère découvre que j’ai un problème à mon pied gauche, il n’y avait pas d’écho à l’époque, elle ne s’en remettra jamais, bref je nais
grosse et avec une tare en prime lol.

Enfance sans problème, mon père est menuisier, ma mère, déjà malade s’occupe de nous, car j’ai 2 jeunes frères.

Une famille modeste, mais heureuse.

Puis mon père meurt, l’alcool, j’ai alors 8 ans, j’entre dans le monde des grands.

Réservée de nature, je le deviens encore plus.

Ma mère, quelques mois plus tard se met en ménage avec son beau-frère, mon oncle (car lui aussi a perdu sa femme, la sœur de ma mère quelques mois auparavant).

Cet oncle a un fils, un petit gars génial, nous grandissons donc ensemble, 3 gars, 1 fille, j’ai de très bons souvenirs avec eux.

Je passe souvent mes vacances à la campagne, chez des oncles et tantes, ça aère des hlm.

L’enfance, puis l’adolescence se passent difficilement, mais ça passe, je me réfugie dans les études, la lecture (à 13 ans je suis déjà passionnée par la nutrition, le fonctionnement du corps, la
santé entre autre). Ma mère peine financièrement, la pauvre, mais je garde une impression ne n’avoir jamais manqué de rien, j’admire sa persévérance à nous élever dignement, en dépit de sa
dépression.

Pour mes études ce sera compta gestion.

J’en suis parce qu’il le faut, et que je ne sais pas quoi faire d’autre à cette époque, mais, depuis l’âge de 12 ans, une seule idée en tête : « je serais autodidacte », du coup dur dur de trouver
sa voie…

Je pars pendant un an et demi chez mon oncle qui vit aux Etats-Unis, à Washington Dc, une belle expérience.

De retour en France, je m’inscris en interim, j’enchaine des missions en usine notamment, pour faire des pizzas surgelées par ex, j’ai encore l’odeur infecte qui me vient rien que d’y penser.

Une expérience marquante, mais au combien nécessaire pour les années qui suivirent.

Dès qu’une plainte pour mon travail me venait à l’esprit, il me suffisait de repenser à ce boulot pour me remettre à ma vraie place.

Il me faut quelques mois, mais j’arrive à obtenir un cdi aux Casinos Lucien Barrière, hôtesse d’accueil dans un premier, puis aux caisses.

L’ambiance est bonne, pour débuter dans la vie c’est pas mal, j’ai alors mon premier appart, mon premier chat … 🙂

Puis, un jour, mon pied ne me porte plus, arrêt maladie, descente lente et profonde dans de nouvelles abimes.

Je peine à trouver un bon chirurgien, mais ma bonne étoile m’oriente vers un chirurgien d’exception qui exerce à Bordeaux.

Trois ans et demi d’opérations, de fauteuil roulant, de béquilles surtout.

Mais il y arrive le bougre, il me refait tout le pied, lentement mais surement.

Je remarche, je revis grâce à lui.

Bon, je suis super endettée aussi (crédits revolving), car en arrêt maladie, il a bien fallu payer les factures, manger etc, bref continuer à vivre.

Par contre, j’ai engrangé beaucoup de connaissances au travers des livres, surtout sur le développement personnel, on va dire que ça équilibre. C’est d’ailleurs grâce au livre qu’une grande amie
m’avait alors passée que je m’en suis sortie, ce livre c’est comme une bible pour moi, vous le connaissez peut-être, c’est celui-ci :


exploitez la puissance de votre subconscient, du Dc Murphy

Je reprend le travail, puis j’arrête quelques mois plus tard, j’ai rencontré quelqu’un qui vit ailleurs, dans l’ile d’Oléron, je le rejoins.

Je travaille alors en pépinières, j’adore ce nouveau métier.

Je me passionne pour les plantes.

Tout va bien, puis de nouveau des douleurs, mon pied, c’est trop physique pour lui. Re opération…

Je m’oriente alors vers des recherches d’emplois avec un poste assis.

Je trouve, youyou, je travaille à pole emploi, service administratif. Intense, très instructif sur la nature humaine, mais ça ne me correspond toujours pas grr

Je trouve un autre poste en immobilier, une petite boite, une superbe ambiance, des gens magnifiques…

Tout est rose, je mène une vie confortable, aucun soucis d’argent, d’ailleurs mon salaire me sert à assouvir des délires de consommatrice sans frein… Et j’accumule, et j’accumule

Pourquoi acheter une seule paire de chaussures, quand il y en a 10 qui me plaisent, et ce nouveau maquillage, hum, allez hop je commande et j’achète… j’essaie de combler un grand vide en moi à
coup de matérialisme, mais sans résultat, je mettrais queques années à me soigner.

En 2012, je tombe sur des reportages « conpis », c’est le grand saut, la dégringolade. Monsanto, l’agent orange je connaissais même pas, à 32 ans c’est dire, j’étais dans ma bulle dorée à tester
mon dernier rimel…

Je rencontre alors Eugène, il vit à 500 kms, peu nous importe …

Je quitte tout et le rejoins dans le sud, on a plus grand chose l’un comme l’autre, mais nos convictions sont puissantes, on s’aime et on y arrivera, coûte que coûte…

Et nous voilà, nous sommes dorénavant 5.